Historique de la RT

1. RT 1974

En 1974, après un premier choc pétrolier mondial majeur, la France prend conscience de sa dépendance énergétique. Afin de répondre rapidement à l’augmentation du prix des énergies, la première Réglementation Thermique voit le jour (RT 1974) et ne s’applique alors qu'aux bâtiments neufs d'habitation. Elle détermine de façon relativement simple un objectif de réduction de 25% de la consommation énergétique des bâtiments, par rapport aux normes en vigueur de la fin des années 1950, en tenant compte de l’isolation des parois extérieures et du renouvellement de l’air afin de limiter les déperditions de chaleur.

En ce qui concerne l’isolation des parois, on va mesurer la quantité d’énergie qui s’en échappe à l’aide du coefficient de transmission thermique K. On finalise son mode de calcul en 1977. Celui-ci subira plus d'une dizaine de modifications jusqu'au milieu des années 2000. Le renouvellement de l’air intérieur provoquant également des déperditions thermiques dans le bâtiment, la RT 1974 instaure le coefficient G, comme "déperdition globales" d’un logement.

Le coefficient de transmission thermique K est la quantité de flux d’énergie traversant un milieu, par son unité de surface, de longueur ou de volume. Il existe donc des coefficients de transmission thermique surfaciques U (W/m-2 ponctuels X ou χ (W.K-1 m².K.W-1 ). C’est l’inverse de la résistance thermique R qui elle s’exprime en m².K.W-1.

Le coefficient G est un coefficient de déperdition volumique. Il mesure la perte d'énergie rapportée au volume habitable du bâtiment et s'exprime en Watt par mètre cube pour une variation d'1 degré Celsius entre la température extérieure et intérieure (W/m3.C). Il permet donc de quantifier le besoin en chauffage avec la puissance nécessaire pour compenser la différence de température intérieure de confort et celle régnant à l’extérieure. Le coefficient G peut varier de 0,4 W/m3.C pour un habitat bioclimatique en passant par une moyenne de 1,2 W/m3.C à 1,9 W/m3.C pour une passoire thermique.

En 1976, le secteur du tertiaire se dote de sa première RT qui nécessite le calcul d’un coefficient G1 représentant les déperditions d’un local chauffé par toutes ses parois. En 1977, les exigences d’isolation relatives à un chauffage électrique direct sont actualisées à un niveau plus élevé. En 1980, le premier label thermique est lancé : le label Haute Isolation. Celui-ci permet d’inciter les maîtres d’ouvrage à dépasser les exigences réglementaires et surtout de préparer la prochaine évolution de la réglementation.

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